Ciel présente le tout premier
Baromètre Ciel de l’auto-entrepreneur basé sur une étude réalisée mi-septembre
2009 auprès de 817 auto-entrepreneurs ayant téléchargé le logiciel Ciel
Auto-entrepreneur Facile.
Voici donc un extrait du
résultat de l'étude Ciel Auto-Entrepreneur qui nous permet de dresser le profil
type de l'auto-entrepreneur/entrepreneuse. Vous découvrirez qu'une fois encore
ce nouveau statut n'a pas permis de compenser l'écart entre les hommes et les
femmes en matière de création d'entreprise, l'étude laissant supposer que les
femmes prennent plus de temps pour réfléchir à leur projet.
Les chiffres révèlent également la grande expertise des créateurs et créatrices qui se lancent pour la plupart dans les services, mais ils soulignent aussi un certain amateurisme en terme d'étude de marché, recherche de clients et étude marketing de leur offre.... Ils ont en effet profité de l'effet "se lancer sans prendre de risque" mais auront-ils la capacité de durer, sont-ils bien armés ?
Profil de l’auto-entrepreneur
• La proportion de femmes (23%)
peut s’expliquer par un besoin de maturation plus longue des projets.
• L’auto-entrepreneur est âgé en moyenne de 40 ans.
• L’auto-entrepreneur est relativement peu diplômé (52 % ont au maximum un niveau bac). Cependant, il est plus diplômé
que le créateur classique (45% sont
d’un niveau CAP-BEP ou autodidactes).
• Les auto-entrepreneurs sont plutôt expérimentés. Plus de 60% d’entre eux ont plus de 10 ans
d’expérience professionnelle (dont 32%
ont plus de 20 ans d’expérience).
• Plus des 2/3 exercent une
activité dédiée aux services : à noter que cela représente 20% de plus qu’en création classique. Ce nouveau régime est
parfaitement adapté à ce type d’activité, nécessitant peu d’investissements,
pas de locaux commerciaux, compatibles avec les plafonds de CA…
• Près d’un tiers (28%) des auto-entrepreneurs salariés au
moment de la création de leur activité ne l’est plus une fois devenu
auto-entrepreneur. La majorité d’entre eux s’est sans doute lancée et se
consacre pleinement à cette activité.
• La moitié des personnes (49%)
qui étaient en recherche d’emploi au moment de se lancer, déclarent ne plus
être en recherche une fois devenu auto-entrepreneur.
• Seulement 2% sont inscrits
auprès d’une société de portage salarial.
• La simplicité du régime compte parmi les
premiers éléments de motivation pour devenir auto-entrepreneur, tant sur le
plan des démarches à réaliser (81%)
que sur la simplicité fiscale (73%).
•
Par ailleurs, la prise de risque limitée
(conservation du statut salarié, test de son activité) semble être également un facteur de choix pour ce régime
• Les auto-entrepreneurs se lancent sans
étude préalable de leur activité (62%)
: business plan, étude de marché, etc. Ils basent leur confiance sur leur
expérience et leur instinct. Le caractère non engageant du régime
auto-entrepreneur doit également jouer sur l’absence de validation préalable de
leur projet et de sa viabilité.
• Le temps écoulé entre l’inscription au régime et le démarrage
commercial de l’activité (prospection / vente) est très rapide avec 83% en moins de 3 mois.
• Pour le démarrage de l’activité, 55% des auto-entrepreneurs ont investi
moins de 500 € au démarrage, quasi
exclusivement par apport personnel (87% des répondants). Cela peut s’expliquer
d’une part, par des activités très orientées vers le service ne nécessitant pas
de gros investissements pour démarrer, pas de local à financer et d’autre part,
par la volonté de tester son idée / activité sans trop d’engagements financiers
(minimiser la prise de risque).
• A peine la moitié des auto-entrepreneurs (47%) travaillent à temps plein. Deux types de profil peuvent
expliquer ce chiffre. 1er profil : ceux qui vivent ce régime comme
test-tremplin pour se lancer tout en exerçant une autre activité par ailleurs.
2ème profil : ceux qui n’ont pas de réelle volonté à se lancer pleinement et
voit dans ce régime une source de revenu complémentaire.
• Plus des ¾ exercent leur
activité pendant la journée (77%) et
à leur domicile (72%), ce qui peut
paraître surprenant compte tenu de la proportion des auto-entrepreneurs (33%)
ayant par ailleurs conservé une autre activité (salarié / fonctionnaire). Le
mi-temps ou l’activité à temps partiel pourrait être un début d’explications…
• Au vu du faible nombre moyen de factures mensuelles (80% réalisent moins de 10 factures par mois), les auto-entrepreneurs travaillent
avec un nombre limité de clients et/ou réalisent peu d’actes de vente.
• Près de la moitié des auto-entrepreneurs (48%) n’a reçu aucun conseil avant son lancement.
• En effet, 43% éprouvent des difficultés à trouver des clients. En complément,
19% éprouvent des difficultés à
établir leurs tarifs. Plusieurs pistes d’explications : l’absence d’étude
préalable avant lancement de leur activité et le manque de repères, le peu de
recours à du conseil externe et une faible fibre commerciale.
• La majorité des auto-entrepreneurs utilise des moyens simples
nécessitant peu d’investissements pour se faire connaître et assurer leur
promotion : bouche à oreille (82%),
utilisation d’internet, téléphone. A noter que 36% déclarent avoir leur propre site internet, chiffre probablement
plus élevé que la moyenne, compte tenu de l’appétence numérique de
l’échantillon sondé.
• Les auto-entrepreneurs restent majoritairement
« indépendants » et n’adhèrent que très peu à des associations dédiées ou
intègrent marginalement des réseaux communautaires.
• Seuls 32% des
auto-entrepreneurs veulent utiliser ce régime pour compléter leurs revenus. Les
deux autres tiers souhaitent (qu’ils restent auto-entrepreneurs ou non) vivre
de leur nouvelle activité.
• 72% envisagent de rester
auto-entrepreneur dans un an et ont peu ou pas d’ambitions à se développer. On
sait qu’une petite moitié d’entre eux a créé cette nouvelle activité avec un
objectif de complément de revenus, l’autre souhaite donc vivre de ses revenus
d’auto-entrepreneur.
• En revanche, 18% souhaitent
franchir le pas supérieur en transformant leur activité en statut classique.








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